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Salar d'Atacama (22/10/2016)

Publié le par Laurentdruez

Ce matin, première aventure : trouver l’unique station service de San Pedro (et à 100km à la ronde…). Même munis d’un plan et du GPS, c’est un vrai casse-tête ; dans ce labyrinthe de ruelles étroites et de sens uniques, on a fini par se rendre compte que d’autres voitures tâtonnaient aussi et faisaient des demi-tours, on a suivi le flot et trouvé le graal, au fond de la cour d’un hôtel.

Direction le sud sur une longue route avec à droite l’étendue plate du Salar d’Atacama et à gauche les volcans de la ceinture de feu qui parcourent tout le tour du Pacifique. Après une heure de route, nous avons entamé une montée vers ces volcans pour arriver à 4 200m d’altitude, aux lagunes altiplaniques de Miniques et Miscanti. Les couleurs sont superbes, l’eau va du bleu profond, au vert, en passant par le turquoise. Le tout entouré de paja brava, une herbe jaune et sous le regard des montagnes environnantes culminant à 5 900m. Des mouettes andines et autres petits oiseaux, des vigognes et des flamands andins s’occupent à quelques mètres de nous… Dommage que les possibilités de randonner soient limitées dans ce petit coin de paradis.

Après le pique-nique nous repartons vers le Salar d’Atacama, dans lequel nous pénétrons cette fois-ci. Changement total de décor (c’est tout plat), de température (on est redescendu de 2000m quand même) et de couleur (tout est blanc). Ce Salar fait 100km de long et 80 de large ; l’air, très sec rend la visibilité excellente, seulement troublée par quelques envolées de sable. Nous décidons d’aller voir la lagune Chaxa, où l’on a pu se balader sur un sentier tracé dans le Salar, au milieu de lagunes où vivent des centaines de flamands (des 3 espèces présentes au Chili : le flamand des Andes, le flamant du Chili et le flamant de James).

La conduite sur les pistes cabossées du Salar, pour remonter vers le Nord et San Pedro restera un grand souvenir, avec le soleil couchant faisant changer les couleurs au fil des minutes.

La nuit est tombée et il est temps de faire l’activité annulée, prévue la veille à 22h. Le problème, c’est que celle d’aujourd’hui est programmée pour minuit… Difficile de rester réveillé ; déjà au restaurant, avec le musicien qui nous chantait de magnifiques chansons brésiliennes, seule avec sa guitare, nous commencions à piquer du nez. Minuit arrive enfin, on se rend au rendez-vous prévu où l’on retrouve d’autres français ; un bus vient nous chercher et nous emmène à 6 km de là, dans une propriété isolée en plein désert. A l’approche de cette maison, le car éteint ses feux et poursuit les derniers hectomètres en suivant des petites lumières rouges, telles une piste d’atterrissage d’aéroport. Le bus se gare dans le noir complet, on devine qu’un homme monte et en français nous invite à le suivre. Le ciel est fantastique. On n’a plus l’habitude de voir tant d’étoiles, mais ici, l’altitude et l’absence de pollution lumineuse rend l’endroit particulièrement adapté à l’observation du ciel. En plus, on ne reconnaît pas nos habituelles constellations, puisque nous sommes dans l’hémisphère sud. On fini par reconnaître Cassiopée, mais le W est maintenant un M… L’homme qui nous reçoit chez lui et qui commence à nous parler du ciel est l’astronome français Alain Maury. Pendant plus d’une heure, chaudement vêtus et sous une couverture, nous l’écouterons nous expliquer ce que l’on voit et ce que l’on connaît de cette voute céleste au-dessus de nos têtes avec beaucoup d’humour, de pédagogie, de vulgarisation, et de savoir : PASSIONNANT !

Il sera interrompu par l’entrée dans l’atmosphère d’une magnifique étoile filante, qui mettra plusieurs secondes à nous émerveiller, avant de se consumer complètement : un petit caillou de 2 à 3 cm nous dira t’il.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la dizaine de télescopes installés dans son jardin. Pas de planète visible en ce moment, mais des étoiles doubles, des galaxies et des nébuleuses se présentent à nos yeux, sans oublier que la lumière émise par ces astres est partie parfois il y a plusieurs millions d’années…

Pour finir, un délicieux chocolat chaud nous est servi par son épouse, dans une petite pièce à peine éclairée. Alain Maury, dont nous n’avons toujours pas vu le visage, répond à nos questions et malgré le fait qu’il organise ces visites depuis 13 ans, n’arrive pas à s’arrêter malgré les rappels de sa femme et le chauffeur de bus qui s’impatiente dehors… Il est 3h du matin, on resterait bien là à l’écouter toute la nuit ; la fatigue est partie comme par enchantement, mais nous rattrapera aussitôt assis dans le bus. Zoé et William ne verront pas ce trajet, pas plus que les 5 minutes de voiture pour retourner à l’hôtel…

 

Beaucoup de chiens errants, gentils, mais désolé Stéphanie pas de chats...

Beaucoup de chiens errants, gentils, mais désolé Stéphanie pas de chats...

Salar d'Atacama (22/10/2016)
La route entre le Salar et les volcans

La route entre le Salar et les volcans

Passage du Tropique du Capricorne

Passage du Tropique du Capricorne

Des vigognes

Des vigognes

On monte en altitude, apparition des plantes jaunes paja brava

On monte en altitude, apparition des plantes jaunes paja brava

Salar d'Atacama (22/10/2016)
Lagune Miniques

Lagune Miniques

Lagune Miscanti

Lagune Miscanti

Lagune Miscanti

Lagune Miscanti

en plein Salar d'Atacama, décicace pour Apple

en plein Salar d'Atacama, décicace pour Apple

Dans le Salar d'Atacama

Dans le Salar d'Atacama

La route, dans le Salar pour rejoindre la lagune Chaxa

La route, dans le Salar pour rejoindre la lagune Chaxa

Arrivée à la lagune Chaxa

Arrivée à la lagune Chaxa

Dans les petites lagunes du Salar, vivent des petites artemia (dédicace à Marylène)

Dans les petites lagunes du Salar, vivent des petites artemia (dédicace à Marylène)

Flamands des Andes

Flamands des Andes

Salar d'Atacama (22/10/2016)
Salar d'Atacama (22/10/2016)
On s'arrête pour voir le coucher de soleil

On s'arrête pour voir le coucher de soleil

Salar d'Atacama (22/10/2016)
Salar d'Atacama (22/10/2016)

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Stéph 24/10/2016 15:53

elles sont magnifiques tes photos. Les chats se sont cachés, ils savaient que tu allais venir. très gros bisous à vous 4.

Pat 24/10/2016 11:21

Waouh ! Splendide ! Et comment vivez-vous les montées en altitude ? Ça faisait partie de vos incertitudes.
En 2014, on avait eu la chance de voir un ciel magnifique, dans notre camping dans le désert de Moab. Mais je pense qu'il n'était pas aussi pur, et c'était toujours l'hémisphère nord. De plus, on n'avait ni téléscope ni Alain Maury !

Laurentdruez 24/10/2016 21:52

Pas de souci avec l'altitude aux geysers, par contre aujourd'hui...

Jean Druez 23/10/2016 20:03

(J'ai mis Ibis parce que les hôtels flamands n'existent qu'en Belgique)

jean Druez 23/10/2016 19:59

belles photos quelle expérience! quelle soirée magique gros bisous a tous les quatre. mary

Jean Druez 23/10/2016 19:51

J'aime bien aussi les ibis devant le volcan. Quant au récit mystérieux, je croyais qu'il allait déboucher sur un bide, et c'est l'apothéose !! Et enfin, vous avez pu toucher du doigt une de ces lignes imaginaires qu'on ne trouve que dans les atlas. Était-ce la première fois ?
Bisous de Papou