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L'orphelinat (28/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Laétitia, Thierry et moi avons commencé la journée par un jogging, à 7h. Mais même à cette heure là, la chaleur est vite devenue lourde. Nous avons couru dans le quartier de l'hôtel, au grand étonnement des chiens et des passants, déjà nombreux à s'activer. Au bord de la rivière Kara, un togolais est venu nous saluer, et nous expliquer qu'il arrosait ses cultures avec l'eau de la rivière, équipé d'une motopompe. 

Après le petit déjeuner, Christ est venu pour faire une initiation au djembé pour nous les hommes, pendant que les femmes répétaient leurs chorégraphies. 

A midi, nous avons mangé le plat traditionnel du Togo, le fameux Fufu. Il est composé d'une bouillie d'igname, dont la texture se rapproche de l'aligot, une pièce de poulet, le tout dans une sauce à base de cacahuètes. Le plat préféré de Bil, préparé par Florence son épouse. La tradition veut qu'on le mange sans couverts, avec les doigts, dans une écuelle à fufu. Un régal!

Cet après-midi, après un passage dans une petite boutique, nous sommes allés à l'orphelinat. Le panier de basket est maintenant bien scellé dans le sol. Les enfants, qui n'ont pas cours le mercredi après-midi, s'activent à nettoyer le terrain pour notre venue. Nous avons visité les installations : le forage, financé il y a quelques années par Rudy et qui leur permet d'avoir de l'eau potable à volonté, et même d'en revendre. La cuisine, les chambres, etc... Nous avons même assisté à un cours de soutien. Rudy a mis en place il y a quelques années la venue de ce professeur 2 fois par semaine. 

Nous avons "inauguré" le panier de basket, et joué un peu au foot avec les enfants, puis est venue l'heure de distribuer une partie des dons, suivi d'un goûter. 

Les enfants sont ensuite retournés jouer au foot et au basket. Thierry les a bien coaché sur le basket, tandis que Laétitia et moi en avons initié certains au lancer du frisbee, que nous leur avons apporté. Pendant ce temps, Florence et quelques filles s'activent à la cuisine, pour le grand repas de ce soir. 

A la nuit tombée tout le monde se prépare pour la traditionnelle projection de film. Rudy a tendu une toile et prépare son vidéoprojecteur. Malheureusement, un nouveau délestage survient et le quartier est plongé dans le noir. Bon, ça n'empêche pas la cuisine de fonctionner, car ça cuit au feu de bois et ça n'empêche pas les enfants de jouer. Les enfants se succèdent à la douche (enfin, l'endroit où ils se lavent avec un seau d'eau rempli au puits). Je passe un moment sympa et émouvant avec Paulin, le cadet des pensionnaires (7ans), car il a besoin de la lampe de mon téléphone pour préparer ses affaires de douche. 

Quoi qu'il en soit, le vidéoprojecteur ne marchera pas sans électricité et on n'a pas envie d'annuler la séance de cinéma. Bil repart donc chercher le groupe électrogène de l'hôtel, à 15 min de route. Quand il revient avec, et qu'il arrive à le faire fonctionner, l'électricité réapparaît dans le quartier pour son plus grand désarroi. Mais bon, l'essentiel est que les enfants vont pouvoir regarder "Le livre de la jungle" , comme au cinéma, et avec des popcorns! Ça restera une soirée inoubliable, pour eux comme pour nous...

 

 

Jogging matinal

Jogging matinal

L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
Demi-tour, car la Kara nous barre le chemin.

Demi-tour, car la Kara nous barre le chemin.

Initiation au djembé

Initiation au djembé

L'orphelinat (28/10/2026)
Un oiseau aperçu en face de l'hôtel. Mais quel est son nom?

Un oiseau aperçu en face de l'hôtel. Mais quel est son nom?

Et celui-ci ?

Et celui-ci ?

L'orphelinat (28/10/2026)
Florence nous sert le fufu. A la main aussi

Florence nous sert le fufu. A la main aussi

L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
Retour à l'orphelinat, avec le groupe complet cette fois-ci.

Retour à l'orphelinat, avec le groupe complet cette fois-ci.

Le forage, qui va capter de l'eau à 120m de profondeur, dans la nappe phréatique.

Le forage, qui va capter de l'eau à 120m de profondeur, dans la nappe phréatique.

La cuisine

La cuisine

Le cours de soutien

Le cours de soutien

L'orphelinat (28/10/2026)
Une des chambres

Une des chambres

Inauguration du panier de basket

Inauguration du panier de basket

L'orphelinat (28/10/2026)
On prépare la distribution des dons.

On prépare la distribution des dons.

L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
Le goûter

Le goûter

Les enfants expérimentent le matériel apporté.

Les enfants expérimentent le matériel apporté.

L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
L'orphelinat (28/10/2026)
La nuit est tombée et l'électricité est coupée. Quelques cailloux, quelques fleurs et ils font une partie de tic tac toe, sorte de morpion en plus stratégique.,

La nuit est tombée et l'électricité est coupée. Quelques cailloux, quelques fleurs et ils font une partie de tic tac toe, sorte de morpion en plus stratégique.,

Bil lance le groupe électrogène

Bil lance le groupe électrogène

La séance de cinéma peut commencer !

La séance de cinéma peut commencer !

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Parc Djamdé (27/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Ce matin direction le parc Djamdé. Malheureusement, le Togo n'a plus de grands animaux emblématiques de l'Afrique, mais cette réserve tente des réintroductions et il est possible d'y observer leurs 2 éléphants. Ils sont libres, mais ramenés chaque soir dans leur enclos. Ils sont ramenés aussi quand un groupe de touristes vient. Après quelques dizaines de minutes sur une belle route, nous tournons sur un chemin, défoncé et encore bien cerné par la végétation (avant que tout ne grille durant la saison sèche, qui a commencé il y a 2 semaines). 

Fin de saison humide, ça veut dire que la rivière Kara a encore un bon débit. Il faudra donc la traverser en barque, puis continuer en jeep jusqu'au parc. 

Arrivés à la réserve, un guide nous explique rapidement l'historique du parc, puis nous allons dans l'enclos des éléphants. La canne à sucre achetée par Bil sur la route est coupée à la machette et nous pouvons nourrir un éléphant. Pour nous, c'est une première, et donc beaucoup d'émotion. Soit nous lui tendons les morceaux et elle s'en saisit avec sa trompe ou alors nous lui mettons directement dans la bouche, sans oublier de lui caresser la langue ! 

Nous les verrons ensuite boire et s'asperger d'eau. Ça donne soif les bonbons !

Ce moment passe trop vite, il est temps de repartir vers la jeep, la barque (pas de crocodile en vue) puis la voiture. 

Cet après-midi, quand Christ a fait son apparition les femmes ont eu leur cours de danse. 

Pendant ce temps, nous les hommes, sommes allés à l'un des orphelinats de la ville. Celui-ci est géré par Rudy. Le but de cette première visite est de déterminer l'emplacement du panier de basket que nous avons apporté de France. Rudy a fait faire un poteau pour l'accrocher. Une fois la place déterminée, les maçons se sont mis au travail, pour creuser le trou qui recevra le poteau et ses fondations en béton. C'est à ce moment là que les enfants sont rentrés de l'école et que nous avons pu faire leur connaissance. Une trentaine d'enfants vivent ici. D'abord intimidés, les enfants se lâchent petit à petit, vont voir les ouvriers en train de creuser, admirent le panier, miment des gestes de basket. Ils sont ensuite mis à contribution pour ramasser des pierres sur le terrain pour apporter de la matière au béton. Il fait nuit, l'orage menace et nous laissons les enfants à leurs occupations et les ouvriers à leur travail. 

De retour à l'hôtel, nous constatons que les femmes ont étalé et trié tous nos dons pour l'orphelinat. Peut-être 200kg?

Elles poursuivent maintenant leurs répétitions et nous, nous affinons le tri des dons, alors que le courant est revenu, après une énième coupure. 

Encore une journée bien remplie et émouvante. 

Une jolie fresque sur le mur d'une sation service.

Une jolie fresque sur le mur d'une sation service.

Parc Djamdé (27/10/2026)
Beaucoup d'enfants sur le bord des routes, sur le chemin de l'école (en tenue kaki pour l'école publique et rose pour le jardin d'enfants)

Beaucoup d'enfants sur le bord des routes, sur le chemin de l'école (en tenue kaki pour l'école publique et rose pour le jardin d'enfants)

Une termitière

Une termitière

Parc Djamdé (27/10/2026)
La rivière Kara à traverser

La rivière Kara à traverser

Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
La moto redémarrera sans problème sur l'autre rive.

La moto redémarrera sans problème sur l'autre rive.

Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Arrivée à l'orphelinat

Arrivée à l'orphelinat

Le potager

Le potager

Parc Djamdé (27/10/2026)
La cour et le terrain de foot

La cour et le terrain de foot

On a déterminé l'emplacement, les ouvriers y placent le nouveau poteau.

On a déterminé l'emplacement, les ouvriers y placent le nouveau poteau.

Parc Djamdé (27/10/2026)
Rudy retrouve les enfants qu'il n'a pas vus depuis l'an dernier.

Rudy retrouve les enfants qu'il n'a pas vus depuis l'an dernier.

La nuit tombe. Les enfants regardent les ouvriers creuser.

La nuit tombe. Les enfants regardent les ouvriers creuser.

Le cours de danse

Le cours de danse

Parc Djamdé (27/10/2026)
Parc Djamdé (27/10/2026)
Tous les dons apportés sont étalés et triés.

Tous les dons apportés sont étalés et triés.

Alors que le cours de danse bat son plein en arrière plan.

Alors que le cours de danse bat son plein en arrière plan.

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Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Ça matin, nous démarrons par un réveil musculaire sous la houlette d'Amandine. Gainage et étirements. Après le petit déjeuner, direction le marché de Kara. Nous commençons par le marché extérieur sous une chaleur étouffante. Nous parcourons les étals, achetons du poivre, des cacahuètes, du beurre de karité, etc... pour des prix dérisoires. Tout ça, sous la bienveillance, la gentillesse et la patience des vendeuses. Nous poursuivons vers le marché couvert, pour les tissus, notamment le wax, dont les prix défient là aussi, toute concurrence...

L'après-midi, direction un petit village dans les collines au nord de Kara, pour visiter une forge traditionnelle. Le patron nous accueille tellement gentiment. Il nous montre comment il fabrique des outils avec de vieilles jantes de camion, qu'il découpe au burin et au marteau, parmi les chèvres, les poules et ses cultures. Les enfants et les chiens nous accompagnent aussi. Direction ensuite une petite barraque avec 4 forgerons : le chef qui nous explique, un autre qui met la pièce métallique dans le feu, un autre qui tape dessus avec une pierre, quand elle est suffisamment rougeoyante et une demoiselle qui attise le feu avec deux soufflets en peau de chèvre. Il y fait une chaleur infernale, mais la jante de camion, sous les coups de pierre puissants et précis, devient une pelle! Le chef me convoque et m'invite à remplacer la demoiselle aux soufflets. Je dois les actionner rapidement et alternativement. Purée c'est physique, mais j'obtiens leurs compliments. Hihi.

Nous quittons la forge juste au moment de la sortie de l'école, qui se situe juste en face. Comme à chaque fois que nous rencontrons des enfants, c'est l'excitation, des rires et des coucous de la main. Ce n' est vraiment pas souvent qu'ils voient des blancs! Nous mêmes n'en avons pas vus à Kara depuis notre arrivée. A Lomé non plus!

De retour à l'hôtel, c'est l'heure du premier cours de danse africaine pour nos femmes. Le professeur de danse est un dénommé Christ et il fait des miracles. Après cette séance de 2h, les 4 débutantes ont déjà plusieurs chorégraphies bien maîtrisées. Quant à Amandine, elle est dans son élément en tant que professeur de danse et directrice de son école de danse. 

Cette première répétition sera perturbée par de nouvelles coupures de courant et faiblesses du groupe électrogène, mais tout le monde s'adapte. 

A la fin du cours, c'est le traquenard. Thierry et moi sommes invités à monter sur scène pour une petite initiation. Christ voit bien qu'il ne fera pas de miracle avec nous...

Il reste tout de même avec nous pour manger le soir. Il nous raconte son parcours de danseur et nous apprenons stupéfaits qu'il est le chorégraphe de King Maz, tout simplement la grande star du Togo. Le Johnny local quoi. La classe quoi!

Départ de l'hôtel

Départ de l'hôtel

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Nous achetons du beurre de karité

Nous achetons du beurre de karité

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Les innombrables pièces de wax

Les innombrables pièces de wax

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Les rues de Kara

Les rues de Kara

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Des écolières. En tenue kaki, c'est la couleur de l'école publique.

Des écolières. En tenue kaki, c'est la couleur de l'école publique.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
La forge. Découpage de la jante avec marteau et burin.

La forge. Découpage de la jante avec marteau et burin.

Un chiot cherche l'ombre pour sa sieste.

Un chiot cherche l'ombre pour sa sieste.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le fer rouge est ensuite façonné à la pierre. Ce qui sert d'enclume est un gros bloc de granit acheminé jusqu'ici.

Le fer rouge est ensuite façonné à la pierre. Ce qui sert d'enclume est un gros bloc de granit acheminé jusqu'ici.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Thierry s'essaie aux soufflets en peau de chèvre.

Thierry s'essaie aux soufflets en peau de chèvre.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Dans les rues de ce petit village.

Dans les rues de ce petit village.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Une grosse pierre qui leur sert de transat, pour se reposer après le travail aux champs ou à la forge.

Une grosse pierre qui leur sert de transat, pour se reposer après le travail aux champs ou à la forge.

L'école

L'école

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Cours de danse africaine avec Christ.

Cours de danse africaine avec Christ.

Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Le marché de Kara et la forge traditionnelle (26/10/2026)
Au tour des gars!

Au tour des gars!

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Kara (25/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Journée de transition. Aujourd'hui nous prenons le car à 7h30, pour rejoindre Kara, à plus de 400 km au nord. 

Depuis les fenêtres, nous voyons défiler le Togo sous nos yeux. 

Les nids de poule sont nombreux tout le long de cette Nationale 1 qui va jusqu'au Burkina Faso. 

Elle est très fréquentée par les camions, qui roulent au milieu de la route pour les éviter le plus possible, alors notre car klaxonne quasiment en permanence pour les avertir qu'il double. C'est pas de la 2x2 voies, et ça arrive souvent en face aussi. C'est plutôt rock n' Roll, car il y a également de nombreuses motos, des piétons et parfois des étals sur les bas-côtés. 

Nous faisons des arrêts pour déposer quelques passagers et 2 arrêts de 10 minutes chrono à Atakpamé, puis Sokodé, pour se dégourdir les jambes et aller aux wc. Malgré ce timing rodé nous mettons environ 10h pour arriver à Kara, 10h de klaxon et 10 heures de clips vidéos des hits togolais du moment, 10h de secousses...  Malgré tout cela la bonne humeur règne dans notre petit groupe, plutôt indiscipliné... Et c'est climatisé surtout.

Rudy, Bil et Florence, eux, font le trajet en voiture. 

Nous arrivons, peu avant la tombée de la nuit, dans cette ville de plus de 800 000 habitants. La grande ville du nord Togo. Bil vient nous récupérer et après encore 10 minutes de voiture, à l'écart de l'activité foisonnante et de la circulation, au bout d'un chemin de terre ocre bien cabossé, nous voici au Kobia Casa. C'est Rudy et Amandine qui l'ont fait construire il y a quelques années. Et c'est Bil qui le gère sur place. On se sent tout de suite très bien dans cette petite oasis de verdure. Florence nous a préparé une salade de fruits : mangue, ananas, melon, et orange, que nous dégustons accompagnée de chips de banane et de bières fraîches. 

Le repas qu'elle nous a préparé est bon et copieux également : poisson (chinchard?) et pâte de maïs, accompagnée de tomates et oignons. Marie, la couturière, vient prendre nos mesures pour nous confectionner des vêtements en wax, ce tissu coloré emblématique. Ce fut donc une très belle soirée, malgré les pannes de courant générales et les difficultés du groupe électrogène de l'hôtel. Pas de courant, pas de clim et il fait très très chaud... 

On dépose les valises dans le car.

On dépose les valises dans le car.

On attend de pouvoir monter dans le car. C'est bon, nous avons bien les sandwichs à l'omelette et à la sardine, que Florence nous a préparés .

On attend de pouvoir monter dans le car. C'est bon, nous avons bien les sandwichs à l'omelette et à la sardine, que Florence nous a préparés .

Les nombreux étals présents à chaque arrêt.

Les nombreux étals présents à chaque arrêt.

Enfin arrivés à Kara!

Enfin arrivés à Kara!

Kara (25/10/2026)
Marie vient nous prendre les mesures.

Marie vient nous prendre les mesures.

Kara (25/10/2026)
Kara (25/10/2026)
Kara (25/10/2026)
Kara (25/10/2026)
Kara (25/10/2026)
Kara (25/10/2026)

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La vallée des chauves-souris (24/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Après une très courte nuit, nous nous retrouvons tous au petit déjeuner vers 7h30.

Bil et Rudy nous emmènent à environ 1h30 de route vers le Nord - Ouest, tout proche de la frontière avec le Ghana. Nous découvrons très vite que le code de la route est une notion toute relative. 

L'activité bat déjà son plein dans Lomé, avec tous ces étals en bord de route et les femmes portant quantité de marchandises en équilibre sur leur tête. 

Au bout d'une longue route, toute droite et en bon état, traversant une campagne verdoyante, nous arrivons à Kpalimé. Dans le village voisin de Kouma Tsamé, nous nous garons proche d'une fête, pleine de musique et de bonne humeur. Des funérailles...

Nous retrouvons un guide local: Apollinaire. Il nous explique l'histoire de cette région, qui résistait autrefois face à des ethnies agressives venues du Ghana. Elles venaient faire des rapts, en vue de vendre des esclaves aux portugais. Les millions de chauves-souris présentes ici les auraient aidés à les repousser. Voilà pourquoi ces animaux sont considérés ici comme sacrés et protégés (Bil me chuchotera plus tard que leur viande est succulente, mais chut... C'est tabou ici, on ne mange pas un animal sacré ! Ça va pas ou quoi?!)

Nous avons à peine quitté le village, à pied, que déjà un brouhaha venu des arbres se fait entendre. Nous nous rendons alors compte que ce qui pend, là haut dans les arbres ne sont pas des feuilles mortes ou des fruits mais bien d'innombrables grandes chauves-souris, suspendues tête en bas. 

Apollinaire claque alors sa machette sur un rocher et des milliers d'entre elles s'envolent au-dessus de nous. C'est un spectacle ahurissant, sublime. 

Au fil de notre promenade, entre quelques commentaires sur les essences d'arbres cultivées ici (palmier, teck, etc...), Apollinaire, le botaniste, refera claquer sa machette plusieurs fois, pour de nouveaux ravissements dans les airs. Sur le retour de notre promenade des enfants nous accompagnent, nous analysent, nous prennent la main. Un moment de simplicité très touchant, avec Pierre, Françoise, Frederico, Hubert et les autres. 

Nous reprenons ensuite la voiture, pour monter un peu dans les collines. Nous sommes ici au pied de la chaîne de moyenne montagne qui part du Ghana, traverse le Togo en diagonale vers le nord-est, puis le Bénin. Nous mangeons dans un petit restaurant en bord de route, avant d'arriver dans le village natal d'Apollinaire : Kouma Konda. Nous nous promenons en écoutant ses explications et ses démonstrations, passant d'une plante à l'autre, d'un arbre à l'autre. On parle des cultures, des vertus médicinales, et des propriétés étonnantes de la flore locale. Passionnant.

La promenade dans le village se termine par la visite de l'atelier de l'artiste peintre Agbo Kosi, qui prend le temps de nous expliquer les techniques utilisées : pigments naturels ou acrylique, utilisation de la cire d'abeille pour délimiter les zones colorées, les différents supports: papier végétal, ou tissu qu'il tisse lui-même selon la technique du batik. 

Les voitures nous conduisent ensuite, sur un chemin fort cabossé, à une jolie cascade. 

La route du retour vers Lomé, de nuit, sera plutôt technique 🫣. Voitures, motos, piétons, vendeuses en bord de route, très peu éclairés. Bravo à Rudy et Bil, nos chauffeurs ! Nous nous arrêterons quelques fois en bord de route auprès des vendeuses, pour faire des provisions pour les prochains jours.

Ce soir, nous dînons chez Bil. Florence nous a encore préparé un excellent repas, à base de spaghettis et de fromage peul. Nous faisons la connaissance des 2 autres enfants de cette belle famille. En fin de repas, nous plongeons dans l'eau bouillante les feuilles de verveine citronnée Apollinaire nous avait cueillies dans le jardin botanique. Une tisane et au lit! Des images plein la tête. 

Petit déjeuner à l'hôtel Enike. On en profite pour changer nos euros en francs CFA.

Petit déjeuner à l'hôtel Enike. On en profite pour changer nos euros en francs CFA.

Les rues de Lomé

Les rues de Lomé

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Plusieurs contrôles douaniers ou militaires.

Plusieurs contrôles douaniers ou militaires.

Notre guide: Apollinaire et sa machette

Notre guide: Apollinaire et sa machette

Les chauves-souris sacrées

Les chauves-souris sacrées

Apollinaire a claqué sa machette sur un rocher, les chauves-souris s'envolent.

Apollinaire a claqué sa machette sur un rocher, les chauves-souris s'envolent.

Plantation de tecks

Plantation de tecks

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Un bananier

Un bananier

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Un cacaoyer

Un cacaoyer

Avec Françoise, Frederico, Pierre, etc... Thierry, lui, comme il dit, a pris un Hubert.

Avec Françoise, Frederico, Pierre, etc... Thierry, lui, comme il dit, a pris un Hubert.

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Une autre fête ? Non, encore des funérailles.

Une autre fête ? Non, encore des funérailles.

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Arrivée au restaurant

Arrivée au restaurant

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La visite du jardin botanique commence par les calebasses. Gros fruits, impressionnants par leur taille, et qui servent notamment à faire des bols ou des saladiers.

La visite du jardin botanique commence par les calebasses. Gros fruits, impressionnants par leur taille, et qui servent notamment à faire des bols ou des saladiers.

L'arbre du voyageur, source naturelle d'eau potable à la base de ses feuilles.

L'arbre du voyageur, source naturelle d'eau potable à la base de ses feuilles.

En écrasant des feuilles de teck dans nos mains, nous obtenons un colorant naturel rouge vif.

En écrasant des feuilles de teck dans nos mains, nous obtenons un colorant naturel rouge vif.

Un caféier

Un caféier

Les graines de caféier sèchent au soleil.

Les graines de caféier sèchent au soleil.

Une des plantes les plus étonnantes de notre visite. Le mimosa pudica. Quand on le touche, les feuilles se referment sur elles-mêmes. Et quand on le touche une seconde fois, la tige perd toute sa rigidité, elle fait la morte! Elle retrouvera sa forme initiale dans 20 minutes. Très étonnant !

Une des plantes les plus étonnantes de notre visite. Le mimosa pudica. Quand on le touche, les feuilles se referment sur elles-mêmes. Et quand on le touche une seconde fois, la tige perd toute sa rigidité, elle fait la morte! Elle retrouvera sa forme initiale dans 20 minutes. Très étonnant !

Apollinaire récupère le roucou, colorant naturel de la graine du Roucouyer.

Apollinaire récupère le roucou, colorant naturel de la graine du Roucouyer.

Et il s'en fait du rouge à lèvres...

Et il s'en fait du rouge à lèvres...

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Le sablier

Le sablier

Et ses impressionnantes épines qui couvrent son tronc. Il sert de tuteur au poivrier.

Et ses impressionnantes épines qui couvrent son tronc. Il sert de tuteur au poivrier.

Les rues de Kouma Konda

Les rues de Kouma Konda

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Le laurier jaune

Le laurier jaune

Apollinaire récupère un de ses fruits. Il trempe la tige dont il se sert comme pinceau dans le fruit dont il se sert comme pot. Il dessine ensuite un tatouage sur le bras de Sylvie, puis applique du charbon après un petit temps de séchage.

Apollinaire récupère un de ses fruits. Il trempe la tige dont il se sert comme pinceau dans le fruit dont il se sert comme pot. Il dessine ensuite un tatouage sur le bras de Sylvie, puis applique du charbon après un petit temps de séchage.

Le nouveau tatouage de Sylvie apparaît alors comme par magie.

Le nouveau tatouage de Sylvie apparaît alors comme par magie.

Il réalise d'autres tatouages éphémères en tapant sur cette feuille avec sa paume.

Il réalise d'autres tatouages éphémères en tapant sur cette feuille avec sa paume.

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Le mimosa pudica en fleurs.

Le mimosa pudica en fleurs.

La cascade de Tokpli

La cascade de Tokpli

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
La route du retour...

La route du retour...

La vallée des chauves-souris (24/10/2026)
Bil négocie les bananes en bord de route.

Bil négocie les bananes en bord de route.

Les oranges sont vertes ici.

Les oranges sont vertes ici.

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Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)

Publié le par Laurentdruez

Il y avait à peu près autant de chance que le Paraguay finisse ce match de coupe du monde contre la France sans prendre un carton rouge , que de chance qu'on nous propose un jour un stage de danse au Togo. Et pourtant ces 2 événements se sont bien produits simultanément le 4 juillet dernier!

Nos amis Corine et Thierry, chez qui nous allions voir ce fameux match, nous ont donc proposé de les accompagner dans ce projet improbable. L'apéritif aidant, on n'a pas mis longtemps à accepter... 

Nous voici donc au premier jour de ce voyage en terre inconnue, grâce aussi au tarif Air France de Corine. Merci Corine!! 

Cerise sur le gâteau, nous sommes tous les 9 surclassés en classe business !! C'est notre première fois dans ce monde parallèle des vols commerciaux. Habitués que nous sommes à la promiscuité et à l'étroitesse de la classe éco. Le personnel de bord s'amuse de nous voir découvrir tous les privilèges et le confort de ces places. On savoure, d'autant que le voyage durera bien plus longtemps que prévu. On en profite pour déguster champagne, grands crus et repas de chef étoilé. On regarde quelques films sur notre grand écran personnel: "Michael", "Gourou", "Deviens génial", "Father". 

Et oui, nous sommes 9: un autre couple d'amis de Corine: Sylvie et Philippe. Un couple de leurs amis : Guy et Corine (et oui, encore une). Et Amandine, conjointe de Rudy, que nous retrouverons sur place. C'est un français, amoureux du Togo depuis quelques années, associé à Bil, guide togolais. Ils nous ont tous les 2 concocté ce périple. 

Mais il y a un autre invité, inattendu celui-ci : Austen, une tempête automnale qui sévit en ce moment sur le nord de la France. Notre avion prendra donc bien 1h30 de retard au décollage. Nous nous envolons donc vers 15h30, presque 5 h après que Zoé nous ait déposés à Roissy.

Lors de l'escale à Abuja, capitale du Nigéria, nous quittons quelques passagers pour en récupérer d'autres, mais du fait d'un contrôle technique, nous prenons encore pas mal de retard. 

C'est finalement bien après minuit, et après les formalités de douane, que nous posons le pied en Afrique continentale pour la première fois. Nous sommes à Lomé, capitale du Togo. Dans une chaleur moite, nous y retrouvons Bil et Rudy avec plaisir. Ils nous emmènent chez Bil, où sa famille nous attend. Son épouse Florence nous a préparé un bon repas. 2 de ses 4 enfants ont veillé très tard pour nous servir. Leur maison est aussi leur bar/restaurant. 

Direction ensuite l'hôtel Enike, pour une douche et une clim très appréciées. Il est 5h30 du matin en France, 3h30 ici... Dodo!

Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)
Paris-Abuja-Lomé (23/10/2026)

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Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)

Publié le par Laurentdruez

C'est l'heure de dire adieu à Rita et son petit monde. Elle essaye bien de nous faire croire qu'il y a une grève aérienne, mais la blague ne dure pas longtemps... Avant de partir, elle nous montre les photos de la bâtisse, au moment où elle l'a achetée, avec son mari, en 2001. Les travaux ont duré quelques années avant que ça devienne ce petit havre de paix. Et depuis l'an dernier, son crédit est remboursé! Elle nous montre aussi l'endroit où le raisin était pressé au pied, et où le jus s'écoulait.

On décide de retourner à Taormina. Je veux voir le restaurant du "Grand bleu", William veut enfin voir le théâtre antique et Titia veut remanger au Smash Burger... Seul William sera satisfait (et moi en partie).

Sur la route, en longeant la mer, à Naxos, je repère au loin la fameuse terrasse du Grand Bleu, je me contenterai de ça, puisqu'il apparaît comme "fermé temporairement" sur Google. A Taormina, c'est la déception pour Titia: Smash Burger n'ouvre pas le midi... En revanche, William est ravi: on peut enfin entrer dans le théâtre antique. Et quel joie de l'avoir suivi. Le site est vraiment magnifique, avec des vues sur la mer, sur la ville, la côte et l'Etna. Avec les ruines de ce haut lieu de culture en premier plan: waouh!

Avant de repartir, on mange dans la fameuse rue principale du centre piétonnier: le Corso Umberto, dans le restaurant Sikè. Sympa. On prend une glace chez Don Peppinu, et on reprend la route pour Catane.

Une bonne heure plus tard, on remet 30 litres dans la voiture et on la rend au loueur. Tout se passe bien, on est large, décollage à 20h15 avec une demi-heure de retard. On atterrit à Roissy peu avant 23h, on trouve notre Filéo, non sans mal, tant les informations sont floues, il nous ramène à Mitry, et on finit par retrouver Crépy.

Ces 6 jours en Sicile auront été une réussite, pimentés par les souvenirs de 2003. L'Etna a été sage, mais le Stromboli a fait honneur à sa réputation. On a enfin revu de la lave! Ce qui ne sera pas le cas sur notre prochain voyage: beaucoup plus loin, mais pas volcanique...

A bientôt, ici ou ailleurs...

 

 

Depuis Naxos, ne serait-ce pas le restaurant du Grand Bleu?

Depuis Naxos, ne serait-ce pas le restaurant du Grand Bleu?

Là?

Là?

L'Odéon, petit site archéologique, dans Taormina.

L'Odéon, petit site archéologique, dans Taormina.

Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Le Théâtre Antique de Taormina

Le Théâtre Antique de Taormina

Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Voyez-vous le lézard? Non?

Voyez-vous le lézard? Non?

Et là? Non plus?

Et là? Non plus?

Alors là!

Alors là!

La "David di Jago", à Taormina, après avoir été exposée un peu partout dans le monde.

La "David di Jago", à Taormina, après avoir été exposée un peu partout dans le monde.

Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Le Sikè, sur le Corso Umberto

Le Sikè, sur le Corso Umberto

Une rue qui me rappelle celle de l'hôtel de Johanna, dans le Grand Bleu.

Une rue qui me rappelle celle de l'hôtel de Johanna, dans le Grand Bleu.

Envol de pigeons!

Envol de pigeons!

Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Taormina-Catane-Paris (26/02/2026)
Palerme

Palerme

Genève

Genève

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Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)

Publié le par Laurentdruez

Après cette petite nuit, un excellent petit déjeuner nous attend sur la terrasse de notre chambre. On passe ensuite un peu de temps sur la plage de sable noir en bas de l'hôtel, puis retour au port. On prend le bateau de 11h. 3h plus tard et après des arrêts à Panarea, Salina, Lipari et Vulcano, nous quittons les îles Éoliennes et débarquons à Milazzo. Petit repas au Skyburger, comme hier. On récupère notre Ford Fiesta et en route pour retourner chez Rita! L'Etna en moins... Le ciel est bien gris, plafond bas, on ne le voit plus!

Avec Titi on va courir 8 km dans le village. Avec William, on fait un petit tour au Spar pour acheter le repas de ce soir, une partie de Punto et au lit!

Petit déj au Il Gabbiano

Petit déj au Il Gabbiano

La plage, en bas de l'hôtel

La plage, en bas de l'hôtel

Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Des vélelles échouées par centaines après les dernières tempêtes.

Des vélelles échouées par centaines après les dernières tempêtes.

Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Jeunes mariés 😁 et le volcan qui nous a fait rêver cette nuit.

Jeunes mariés 😁 et le volcan qui nous a fait rêver cette nuit.

Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Une pensée pour l'anniversaire de Ronan

Une pensée pour l'anniversaire de Ronan

Au revoir Stromboli

Au revoir Stromboli

Stromboli-Milazzo-Fiumefreddo (25/02/2026)
Petite course à pied en soirée, dans Fiumefreddo

Petite course à pied en soirée, dans Fiumefreddo

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Stromboli (24/02/2026)

Publié le par Laurentdruez

Petit déjeuner sur la somptueuse terrasse, que nous partageons comme d'habitude qu'avec Blanca et Luna les 2 chiennes de Rita, puisque nous sommes toujours les seuls clients. Puis nous partons au nord-est par l'autoroute. Ça fait bizarre de rouler entre 80 et 130, alors que jusqu'ici nous n'avons parcouru que des routes limitées à 30 ou 50 km/h.

Nous passons Messine, ville sicilienne la plus proche de l'Italie continentale. Puis bifurquons à l'ouest, en suivant la côte jusque Milazzo. 1h15 de route.

Nous cherchons un parking pour y laisser notre voiture et le hasard nous emmène, je crois, dans le même qu'en 2003! A l'époque, c'était haute saison et un jeune en scooter nous avait invité à le suivre jusqu'à ce parking. Là, en février, c'est bien plus calme. 

On se rend ensuite au port de Milazzo, tout proche. En attendant notre bateau, le Gennaro C.G., de la compagnie Liberty Lines, on se mange un hot-dog du petit fast food Skyburger. Et on prend des sandwichs pour ce soir, au Rusticando, car pas sûr de trouver facilement à manger sur Stromboli en cette saison. 

A 14h, c'est parti pour une traversée de 2h10 vers les îles Éoliennes. On passe Vulcano, on fait escale à Lipari, puis Panarea. Beaucoup de souvenirs de 2003 remontent à la surface. 

La mer est belle, le ciel est bleu. Le seul regret est que sur ces bateaux rapides, on ne puisse pas profiter d'un pont extérieur.

L'arrivée au Stromboli reste un grand moment. D'abord cette silhouette, sombre, massive, conique et iconique, dont le sommet est enveloppé de nuages. On a l'impression de débarquer sur l'île de King Kong. 

Mais en contournant l'île, on retrouve ce minuscule port et ce petit village aux maisons blanches, coincé entre le monstre et la mer. On débarque, et le ballet des mini-taxis à 3 roues se met en branle. Mais nous, on fera les 15 minutes qui nous séparent de l'hôtel Il Gabbiano, à pied.

A peine le temps de s'installer, on enfile les chaussures de rando et on part vers le volcan. Le but est de faire l'heure et demie de rando avant le coucher du soleil de 17h40, puis de voir l'éruption de nuit, comme en 2003. Un couple me prenant pour un guide, puis une famille essayant vainement de rattraper leur chien, nous fera rater de peu le coucher du soleil, mais tant pis. Ce n'est pas pour ça qu'on vient. C'est pour les grondements qu'on entend déjà...

Sans guide, on n'a pas le droit d'aller plus loin que la plateforme d'observation située à 290 m d'altitude. Mais arrivés là, aucun panneau ne nous le confirme (on apprendra qu'il est tombé avec les récentes tempêtes...). On décide donc de monter à la plateforme des 400m, comme à l'époque avec notre guide. La nuit tombe, le spectacle devient donc visible. Ca démarre en fanfare. Tout là-haut, plusieurs fois par heure, et ce depuis presque 100 ans, le volcan crache des gerbes de lave, qui dévalent la pente de la Sciara del Fuoco, pour finir dans la mer. Grandiose!

La soirée commence bien! Mais un guide arrive et demande à son client de nous dire de redescendre aux 290m.... Le goujat. Nous obéissons sagement, ratons quelques belles explosions, que nous entendons mais que nous ne pouvons voir, concentrés sur une descente difficile dans le noir. Aux 290m, la vue sur l'activité reste bonne. Mais la météo change et un nuage couvre maintenant le haut de la montagne. Nous ne voyons plus rien. Même pas de lueurs. Juste quelques pierres incandescentes qui viennent s'écraser dans l'eau, en contrebas.

On se dit qu'on a quand même vu de belles explosions, pendant quelques minutes. On a froid et les nuages ne semblent pas vouloir se décrocher. Les quelques autres observateurs repartent les uns après les autres. Mais nous on reste, on perd espoir plusieurs fois, mais finalement, vers 21h, les nuages se dissipent comme par magie. J'en profite pour offrir à Titi une bague, renouvelant ma demande en mariage,  pour ses 50 ans, devant le plus gros gâteau et la plus belle bougie qu'on pouvait avoir: le Stromboli. Et William comme témoin! La demie lune brille comme une pleine lune, Jupiter nous salue. Et une petite rivière de lave est de nouveau visible au sommet. Le feu d'artifice peut recommencer ! Nous voyons une succession d'explosions, accompagnées en décalé par un son tantôt lugubre, tantôt semblable à une respiration, tantôt explosif. Royal. Seuls au monde à profiter de ce spectacle de la nature. 

22h10, l'activité s'est calmée, on décide de redescendre se mettre au chaud, et à peine avons nous fait 3 pas, qu'un jet de lave s'échappe du cratère. 2 autres cratères s'activent aussi. Comme pour nous dire au revoir. À mi-chemin du retour, nous jetons un dernier coup d'oeil vers le sommet du volcan. Une belle lueur orange apparait. Et d'immenses explosions nous saluent une dernière fois. Fantastique !

 

 

L'attente de l'embarquement à Milazzo

L'attente de l'embarquement à Milazzo

Stromboli (24/02/2026)
On passe au large de Vulcano. Souvenirs, souvenirs...

On passe au large de Vulcano. Souvenirs, souvenirs...

Stromboli en approche

Stromboli en approche

Notre bateau, à quai, à San Vincenzo (Stromboli)

Notre bateau, à quai, à San Vincenzo (Stromboli)

La marche jusqu'à l'hôtel sera moins éprouvante qu'en 2003, en pleine canicule.

La marche jusqu'à l'hôtel sera moins éprouvante qu'en 2003, en pleine canicule.

Au large: le Strombolicchio

Au large: le Strombolicchio

Stromboli (24/02/2026)
Stromboli (24/02/2026)
A peine arrivés, on repart en rando

A peine arrivés, on repart en rando

Notre hôtel de 2003!

Notre hôtel de 2003!

J'avais très chaud en 2003...

J'avais très chaud en 2003...

Les petites ruelles iconiques de Stromboli

Les petites ruelles iconiques de Stromboli

Stromboli (24/02/2026)
Strombolicchio

Strombolicchio

Stromboli (24/02/2026)
Stromboli (24/02/2026)
Stromboli (24/02/2026)
Stromboli (24/02/2026)
Le soleil se couche, mais les nuages sont là. Seul le bas de la Sciara del Fuoco est visible.

Le soleil se couche, mais les nuages sont là. Seul le bas de la Sciara del Fuoco est visible.

Puis les nuages se dissipent une première fois. Depuis la terrasse d'observation des 400m.

Puis les nuages se dissipent une première fois. Depuis la terrasse d'observation des 400m.

Stromboli (24/02/2026)
Depuis la terrasse des 290m, le ciel se dégage à nouveau, laissant apparaître cette rivière de lave.

Depuis la terrasse des 290m, le ciel se dégage à nouveau, laissant apparaître cette rivière de lave.

Stromboli (24/02/2026)
Puis de nouvelles explosions, devant un ciel étoilé.

Puis de nouvelles explosions, devant un ciel étoilé.

Stromboli (24/02/2026)
Stromboli (24/02/2026)

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Etna (23/02/2026)

Publié le par Laurentdruez

L'objectif de ce matin, en se levant tôt, était de trouver un loueur de chaînes à neige, car comme en France, dans les départements montagnards, la loi interdit en période hivernale de se déplacer sans pneus neige ou sans chaînes. Rita nous avait donné une adresse, mais quelle surprise, en allant au petit déjeuner de la voir arriver avec des chaînes, qu'elle était allée chercher pour nous. Une gentillesse incroyable. Elle nous avouera même en avoir mal dormi!

Pas un nuage ce matin. On repart donc vers l'Etna, versant nord. Pas de blocage cette fois-ci. Ça roule nickel et on arrive donc en milieu de matinée dans la station de ski de Piano Provenzana. En 2003, nous n'avions pas pu nous y rendre, car la station avait été rasée 8 mois plus tôt par une éruption destructrice. Cette fois, pas de coulée, pas de bouchon (c'est lundi). Le but est justement de randonner vers les cratères de cette fameuse éruption. On laisse donc les skieurs à leur affaire, sans s'empêcher d'être étonné de voir des pistes, semblables à toutes les autres, mais au pied d'un monstre fumant. 

Premier objectif: comme hier, trouver le départ de rando. Ah, un chalet d'informations touristiques est justement tout proche du parking (3€ la journée, ça va). Bon, c'est fermé. Décidément ... Il va encore falloir se débrouiller. On télécharge Komoot et c'est parti pour une randonnée dans la neige, sans aucun panneau. On suit vaguement d'autres traces de pas, ou de raquettes et la trace sur le gps. On s'enfonce, mais ça reste jouable sans équipement spécifique. On ne sait pas si c'est dangereux de partir dans la neige, en pleine montagne, personne autour, c'est peut-être même interdit. Le vent et l'épaisseur de neige rendent cette randonnée particulière, mais on arrive au sommet d'une succession de cratères. Voici donc les coupables! La vue est à couper le souffle. Le contraste entre le noir de la lave, le blanc de la neige, le vert de quelques résineux, et le bleu du ciel est sublime. D'un côté, le sommet fumant de l'Etna qui paraît tout proche, les skieurs qui dévalent ses pentes et quelques cônes ici et là. Et de l'autre la mer Méditerranée, les collines de la Sicile et l'Italie continentale toute proche. L'effet waouh est garanti.

Au sommet des cratères le vent est violent, il faut être prudent. On redescend un peu pour pique-niquer. Le retour vers la station est beaucoup plus rapide, on glisse, on dévale. On croise même enfin quelques randonneurs, et des snowboardeurs en hors piste. 

Avant de repartir, on passe par les pistes de ski, puis par un magasin de souvenirs. L'intérieur est tapissé de magnifiques photos de l'éruption de 2002. Un guide, qui a vécu cette catastrophe et parlant parfaitement français, nous les commente pour notre plus grand plaisir. Il nous décrit l'éruption presque minute par minute.

Il est encore tôt et nous repartons à la recherche d'une autre petite randonnée. Nous finissons par choisir les Monts Sartorius, un peu plus à l'Est et un peu plus bas. Alors que le soleil descend derrière l'Etna, nous arpentons ces petits cônes volcaniques enneigés avec bonheur. La descente, sur les fesses, sera rapide aussi. 

Encore une très belle journée, comme nous en rêvions en préparant ce voyage. 

Ce soir: burgers et tacos du Double G Pizzeria & Hamburgeria, que nous rapportons à l'appartement. 

On ne se lasse pas de notre terrasse du petit déjeuner.

On ne se lasse pas de notre terrasse du petit déjeuner.

Etna (23/02/2026)
Nous, ça sera le parcours bleu: la fissure de 2002.

Nous, ça sera le parcours bleu: la fissure de 2002.

Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Les fameuses plantes qui m'avaient valu des soucis en 2003...

Les fameuses plantes qui m'avaient valu des soucis en 2003...

Etna (23/02/2026)
L'Etna a bien voulu faire un selfie avec nous!

L'Etna a bien voulu faire un selfie avec nous!

Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Sur les cratères de 2002

Sur les cratères de 2002

Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Le vent...

Le vent...

Le dahut ou le chahut?

Le dahut ou le chahut?

Les pistes de ski

Les pistes de ski

Technique de descente propre à William

Technique de descente propre à William

Une déneigeuse enneigée

Une déneigeuse enneigée

Le plan des pistes de la station Nord de Piano Provenzana

Le plan des pistes de la station Nord de Piano Provenzana

2ème rando

2ème rando

Etna (23/02/2026)
On se balade sur ces petits cônes.

On se balade sur ces petits cônes.

Etna (23/02/2026)
Au loin, le terrain de jeu de notre rando de ce matin.

Au loin, le terrain de jeu de notre rando de ce matin.

Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Glissade finale!

Glissade finale!

Etna (23/02/2026)
Etna (23/02/2026)
Notre Fiesta

Notre Fiesta

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